REVITALISER LE CŒUR DE VILLE AU TRAVERS DU PROJET URBAIN

REVITALISER LE CŒUR DE VILLE AU TRAVERS DU PROJET URBAIN

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LE PROJET URBAIN DU CENTRE ANCIEN, UN PONT VERS L’AVENIR…

La démarche de revitalisation du cœur de ville s’inscrit à plus large échelle dans un projet de développement territorial de l’ensemble du Gard rhodanien (projet de territoire). Ce projet doit être le résultat d’une réflexion globale tout en restant pragmatique et opérationnelle. Un centre-ville revitalisé résulte d’un ensemble d’actions qui en renouvellent l’attractivité et fixent durablement les habitants. Ces interventions doivent être transversales et concernent des thématiques diverses et variées comme la requalification des logements, la rénovation thermique, le traitement des espaces publics, la réhabilitation du patrimoine, etc. Cette dynamique ne peut s’envisager sans des interventions visant à revitaliser le tissu économique local, à créer une émulation collective pérenne associant l’ensemble des acteurs tout en structurant et pérennisant les solidarités à l’échelle des bassins de vie.

LES ENJEUX ET OBJECTIFS DU PROJET URBAIN

Depuis maintenant une dizaine d’années, et suite au constat de dévitalisation des centres-villes (dévitalisation commerciale, logements dégradés indignes et insalubres, espaces publics peu qualifiants, difficultés socio-économiques des ménages…), l’Etat a souhaité accentuer son accompagnement à destination des territoires « périphériques ». L’engagement pris par l’Etat lors des divers conventionnement, liant contractuellement l’Etat, la Communauté d’Agglomération du Gard rhodanien à la commune de Pont-Saint-Esprit est un signal fort envoyé.

La mise en place dès 2013 d’un périmètre de « secteur sauvegardé » (PSMV en cours de finalisation) est une initiative permettant de positionner la ville dans une véritable stratégie de valorisation urbaine et patrimoniale. Cette politique de valorisation a très vite été couplée à la mise en place d’un PLU de transition visant à limiter l’étalement urbain tout en favorisant la reconquête et le réinvestissement du centre-ville (sortie de vacance, reconquête de friches…).

Ces outils réglementaires ont très vite été accompagnés d’une mise en synergie des dispositifs et politiques contractuelles d’aménagement du territoire (zonage par périmètres + études thématiques) pour d’une part, nourrir/alimenter le projet urbain et d’autre part pour mettre en cohérence les actions entres-elles de manière transverse. Cette mise en synergie est la condition « sine qua non » au fléchage des financements (effet démultiplicateur : QPV, AMI, Contrat Régional, ATI-FEDER, Contrat de ruralité, politique Régionale Bourg-Centre, ORT ou encore très récemment le dispositif « Petites villes de demain ») et à la structuration d’une ingénierie territoriale plus qualifiée dont les petites et moyennes villes manquent cruellement.

Parallèlement à ces dispositifs, la ville au travers la définition et la structuration de sa stratégie urbaine initiée dans la cadre du programme de revitalisation (AMI Centre-bourg) a mis en évidence 5 enjeux majeurs, vecteurs d’attractivité, de centralité et d’intensité urbaine ;

  • Améliorer, la production et la diversification de l’offre en logement (lutte contre la vacance et l’habitat indigne, qualité, habitabilité, adaptation et accessibilité) notamment au travers de l’adaptation du parc immobilier et de la reconversion de friches et dents creuses urbaines :
    • OPAH, ORI, développement du programme immobilier de l’Hôtel-Dieu, reconstitution de l’offre du NPNRU, défiscalisation Malraux, friche Cuma en lien avec le pôle Gare…
  • Adapter des centres anciens aux modes de vie contemporains notamment dans le traitement et le rapport à l’espace public tout en préservant la qualité urbaine (amélioration du cadre de vie, définition des usages et requalification des espaces publics) :
    • Aménagement de la place de la République, des allées Mistral et Jaurès, de l’axe historique, de l’axe doux est/ouest et restructuration du Champs de Mars et de l’entrée nord…
  • Affirmer Pont-Saint-Esprit comme un pôle d’équilibre majeur du territoire du Gard Rhodanien (comme définit dans le SCOT – porte d’entrée de la l’Occitanie) en renforçant son attractivité économique et en développant l’offre de services commerciale, touristique, culturelle et patrimoniale :
    • Mise en valeur des édifices patrimoniaux (Escalier St-Pierre, Prieuré St-Pierre, église St-Saturnin, classement du Pont Médiéval, restructuration de la citadelle…), corréler les parcours touristiques aux parcours économiques (jalonnement, signalétique et devantures commerciales, signalétique patrimoniale…)
  • Accompagner et développer des mobilités alternatives garantes de la transition énergétique (préservation des ressources, préservation de la qualité de l’air et de la santé, valorisation paysagère) et de l’accès au travail :
    • Développement du pôle gare et de l’intermodalité, restructuration du PN18, aménagement de parkings relais, réaménagement de voiries (RD6086, Capucins), mise à sens unique des quais (préconisation des études mobilités), développement des voies cyclables (schéma des modes doux), aménagement des berges du Rhône.
  • Moderniser et restructurer les équipements vieillissants nécessaires au maintien et au développement des services de proximités et à la préservation du lien social :
    • Restructuration du clos Bon Aure, création d’équipements sportifs (nouveau stade des enfants du Rhône), poursuite de la modernisation de la caserne pépin, construction d’un nouveau collège.

La hiérarchisation des composantes du projet urbain Spiripontain (définition des actions en fonctions des grands enjeux) doit permettre mise en œuvre d’une politique globale de relance des fonctions urbaines, économiques, touristiques et résidentielles du cœur de ville à l’horizon 2050.

 

CONCLUSION

La démarche de revitalisation de Pont-Saint-Esprit s’inscrit plus largement dans un véritable projet social. Ce projet est le résultat d’une réflexion et d’une vision prospectiviste dans le temps et l’espace tout en restant pragmatique et opérationnel. La réalisation d’un tel projet nécessite un véritable travail partenarial, une coordination des acteurs et une mobilisation de la sphère publique et privée. Un centre-ville revitalisé résulte d’un ensemble d’actions qui en renouvellent l’attractivité et fixent durablement les habitants. Cette dimension plus humaine et citoyenne du projet urbain est aujourd’hui nécessaire et primordiale.

En ce sens, cette stratégie agit comme un outil de projet, véritable CATALYSEUR DES PROJETS URBAINS au service D’UN PROJET DE TERRITOIRE porté par l’agglomération du Gard Rhodanien au travers notamment, du Programme Local de l’Habitat (PLH), du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), de ces contrats régionaux (contrat territorial, ATI-FEDER) ou encore du Contrat de Transition Ecologique (CTE).

Pour répondre aux objectifs fixés par les services de l’Etat et pour minimiser l’impact financier sur le contribuable, la commune s’est entourée de nombreux partenaires (Agence nationale de l’HabitatConseil Régional OccitanieConseil départemental du GardEtablissement Public Foncier…) et acteurs qui pourront techniquement et financièrement participer au projet (Caisse des dépôt et consignationService territorial d’architecture et du patrimoine…).